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Les moutons de la plage – Leçon N°17 : le panurgisme

janvier 9, 2010

31 décembre, youpi tralala, Kovalam passe en mode fiesta. Mais de part et d’autre de Beach Road, l’ambiance ne prend pas la même tournure…

Pour la plupart des touristes occidentaux, Kovalam, c’est une plage (celle du phare), un front de mer bordé de boutiques de souvenirs, de fringues baba cool et de restaurants de poissons plus ou moins conceptuels – flanqués pour l’occasion de leur DJ « spécial Saint Sylvestre »…

Mais pour qui ose s’aventurer au-delà du Beach Road, un autre Kovalam se dévoile : celui des Indiens, des familles en goguette, des groupes de copains tranquilles ou chahuteurs, des marchands de glace, des vendeurs de pickles… Là, au bout de la plage, se trouve le Sea View : un chouette restaurant avec terrasse où déguster du poisson grillé à des tarifs défiant toute concurrence, en regardant les gens du coin déambuler, prendre le frais, tremper les pieds, jouer au volley, s’agiter au rythme des joueurs de percussions locales…

Et bien, vous savez quoi ? Le soir du Nouvel An, au Sea View, nous étions les seuls blancs-becs à nous régaler de la vie alentour et d’un bon gros morceau de barracuda. Les seuls à avoir eu l’idée ou la curiosité (certains diraient l’intrépidité… ou la non-branchitude) de venir là.

Tout simplement peut-être parce que c’est là qu’on vit, à l’écart des baroufs touristiques. Au point qu’il nous aura fallu six jours pour nous résoudre à aller voir « l’autre » Kovalam ! Avec ses hôtels en enfilade, ses bars estampillés Beatles ou Bob Marley, sa plage où les mecs indiens se régalent à photographier les Occidentales en maillot de bain avec leur téléphone portable… Merci, pas tentée ! Veni, vidi, partie !

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Dernière ligne (pas tout à fait) droite…

janvier 9, 2010


Waves to Bangalore, première mise en ligne par Yalaplanet.

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Minute, les cocottes ! – Leçon N°16 : le ridicule ne tue pas (mais il fait suer)

janvier 9, 2010

Vous avez déjà eu l’impression d’être un meuble ? Au sens physique, Vogica, du terme ?

Imaginez le buffet en bois massif de votre grand-mère. Imaginez qu’à l’intérieur, au lieu de la vaisselle de famille (celle qu’on ne sort jamais parce qu’elle ne passe pas au lave-vaisselle ou qu’on a peur de la casser), il y ait juste un tabouret. Et que vous soyez assis sur ce tabouret, la tête émergente par un trou pratiqué sur le dessus du meuble… Vous voyez le tableau ? Et bien c’est exactement la situation dans laquelle vous vous trouvez quand Sambhu décrète que vous avez besoin d’un bain de vapeur !

Imaginez-vous donc tout nu, sur votre tabouret, déguisé en buffet campagnard, la tête qui dépasse, en train de mijoter à 60°C. Imaginez encore que la masseuse en profite tout naturellement pour vous taper la causette : «  J’habite près de la plage, j’ai deux filles, de trois et cinq ans. Mon mari travaille aussi dans une clinique. Six ou sept massages par jour, c’est fatigant, et nos salaires sont loin d’être énormes… » Et vous, bonne (et transpirante) pâte, vous opinez du chef. Du coup, l’autre masseuse rapplique pour se joindre à la conversation : « Moi aussi j’ai deux filles » et patati et patata. Tant et si bien qu’au bout de quelques minutes, les deux copines poursuivent naturellement la discussion en malayalam… Vous renvoyant du même coup  à votre statut de meuble !

Un meuble qui, au bout d’un quart d’heure, finit par oser un petit « dites donc, les cocottes, pensez pas que je suis assez cuite ? »

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Parés pour Bollywood !

janvier 9, 2010


The group (part of), première mise en ligne par Yalaplanet.

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Miroir, mon beau miroir…

janvier 9, 2010


From a boat?, première mise en ligne par Yalaplanet.

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La vie de la route…

janvier 9, 2010

Anand, première mise en ligne par Yalaplanet.

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Welcome home – Leçon N°15 : écouter sa petite voix

janvier 9, 2010

Retour à Kovalam, entre les mains du bon docteur Sambhu (1).  Au programme : des massages, de l’huile (beaucoup d’huile), de mystérieuses potions à base de plantes… et cet énorme sentiment de rentrer chez soi.

Deux semaines avant le départ en Inde, elle était déjà là, cette petite voix. Persistante, convaincue, ne cessant de me susurrer tout bas: « tu rentres chez toi, tu rentres chez toi »…

Chez moi, sur cette terre charnelle où l’on pratique l’ayurveda et où l’on mange avec les doigts. Chez moi, dans ce pays brut et complexe où le meilleur côtoie le pire, où ta propre conscience est le seul repère sur lequel t’appuyer. Chez moi, sur une route, à la rencontre d’autres façons de vivre et de voir  le monde. Chez moi, au contact instinctif de mes frères, vrais gentils aux allures de bad boys, vrais bad boys aux allures de gentils. Chez moi, débarrassée de cette maudite fatigue qui fragilise. Chez moi, dans la simplicité d’un geste, d’un regard, d’un moment partagé. Chez moi, dans le plaisir d’écrire et de raconter, à ma façon, sans souci des formats.Chez moi, dans le rire de l’enfant et l’acuité de l’adulte. Chez moi, l’esprit libre et le cœur ouvert, prenant le temps de ressentir, d’observer, de vivre les choses sans les juger.

Chez moi… De retour chez moi. Dans mon corps, dans ma tête, dans cette énergie particulière à tout être.

Chez soi : un endroit dont on vit si éloigné parfois…

(1)  Pour ceux qui auraient raté le début, voire les leçons 2, 3 et 4.

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Hey, mister policeman, c’est par où Madikeri ?

janvier 9, 2010


Nice hats, première mise en ligne par Yalaplanet.

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Mudumalai Reserve : attention, traversée d’éléphants sauvages !

janvier 9, 2010


Mudumalai tiger (and elephant) reserve, première mise en ligne par Yalaplanet.

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Mais pourquoi sont-ils si gentils? – Leçon N°14: l’hospitalité

janvier 9, 2010

Ce n’était pas prévu, on n’était pas prévenu. Mais nous voilà les deux pieds sous la table, dans l’appartement de Mustafa, aux bons soins des talents culinaires de sa maman…

Invités à manger trois fois plus que d’habitude, sous l’œil vigilant de la smala. Comme il y a un  an, dans une petite ville du Sud Liban, pour fêter Ashura avec la famille d’un autre Mustafa (tout aussi chiite et tout aussi sympa).

Quelques heures plus tôt, Sachin et moi avions déjà fait la tournée des popotes, dans la résidence de bobos thunés où notre ultime hôtel de l’Odyssée était situé, d’abord invités à prendre le thé chez un jeune couple, puis à boire un café dans une autre maison du voisinage… Ferait-on de même à Paris, prendrait-on le temps d’ouvrir la porte aux uns et aux autres ? Donnerait-on à ces rencontres de fortune la priorité qu’elles méritent, ou les sacrifierait-on sur l’autel de la déborditude ?

Ce  matin-là, Mustafa aurait pu rester chez lui, tranquilou, mais il a pris sa bagnole et a traversé Bangalore pour venir nous chercher, nous faire les honneurs de sa maison et de sa table, puis nous appeler un taxi direction l’aéroport – nous faisant ainsi économiser bien du temps et des sous… Chapeau bas, Monsieur Gandhi – eh oui, ça ne s’invente pas !

De retour au Kerala, même chaleur dans le sourire du portier de l’Ayushya Clinic, même lueur dans les yeux des serveurs de nos différentes cantines, qui nous chroniquent à leur façon la vie de Kovalam… Alors qu’en France, pendant ce temps, 70% des gros titres des journaux se répandent en conflits, en peurs, en insécurité. Le raccourci est certes vertigineux, mais il y a parfois de quoi se demander si l’on vit dans le même monde !

Certes, en Inde comme ailleurs, les inégalités et les rapports de classe sont criants, mais plutôt que de s’en repaître, pourquoi ne pas s’attacher concrètement, chacun à son niveau,  à faire un premier pas pour secouer les barrières ?

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