31 décembre, youpi tralala, Kovalam passe en mode fiesta. Mais de part et d’autre de Beach Road, l’ambiance ne prend pas la même tournure…
Pour la plupart des touristes occidentaux, Kovalam, c’est une plage (celle du phare), un front de mer bordé de boutiques de souvenirs, de fringues baba cool et de restaurants de poissons plus ou moins conceptuels – flanqués pour l’occasion de leur DJ « spécial Saint Sylvestre »…
Mais pour qui ose s’aventurer au-delà du Beach Road, un autre Kovalam se dévoile : celui des Indiens, des familles en goguette, des groupes de copains tranquilles ou chahuteurs, des marchands de glace, des vendeurs de pickles… Là, au bout de la plage, se trouve le Sea View : un chouette restaurant avec terrasse où déguster du poisson grillé à des tarifs défiant toute concurrence, en regardant les gens du coin déambuler, prendre le frais, tremper les pieds, jouer au volley, s’agiter au rythme des joueurs de percussions locales…
Et bien, vous savez quoi ? Le soir du Nouvel An, au Sea View, nous étions les seuls blancs-becs à nous régaler de la vie alentour et d’un bon gros morceau de barracuda. Les seuls à avoir eu l’idée ou la curiosité (certains diraient l’intrépidité… ou la non-branchitude) de venir là.
Tout simplement peut-être parce que c’est là qu’on vit, à l’écart des baroufs touristiques. Au point qu’il nous aura fallu six jours pour nous résoudre à aller voir « l’autre » Kovalam ! Avec ses hôtels en enfilade, ses bars estampillés Beatles ou Bob Marley, sa plage où les mecs indiens se régalent à photographier les Occidentales en maillot de bain avec leur téléphone portable… Merci, pas tentée ! Veni, vidi, partie !






