Il vous a plu le Dr Sambhu ? Vous en voulez encore ? Dans la série «
putain, trop fort, ce mec est trop fort »…
Canailles, vous espérez obtenir quelques détails croustillants sur le
traitement ? Patience ! La suite dans deux semaines, si nos pas nous
ramènent par là, et si nous survivons à l’équipée Royal Enfield –
mais c’est une autre histoire… Pour l’heure, retour au bon docteur.
J+3, la tête dans le pâté, H-2 avant le départ, heure du débriefing.
Jusqu’alors, l’animal ne s’est pas avéré très causant, se
contentant de débarquer une ou deux fois par jour dans la salle de massage
pour nous prendre le pouls, observer un chouia, et basta. Rien à voir
avec les médecins de chez nous qui t’écoutent déballer tes symptômes
avant d’hocher la tête d’un air docte et te prescrire les mêmes
boîtes de médocs qu’à tous les autres…
Et pourtant, à Stachmu, il lui a suffi de quelques heures pour nous percer
à jour. « Ca va ? » demande-t-il. « Mouaip, mal au crâne, la tête
comme un ballon de foot dans la gueule d’un doberman… » Et là, paf,
sans attendre la suite, il décortique toute « ma » vérité. Straight to
the point, en plein dans le mille. Scientifiques, holistiques, son acuité
et ses explications se passent de commentaires…
Pas le genre à se satisfaire de ce qu’on laisse paraître, Mister S., ni
même du (rare) équilibre de mes doshas – les connaisseurs
apprécieront. Pas plus qu’à se contenter, face aux désordres de nos
bazars internes, de balancer des recettes toutes faites du genre «
habille-toi en orange, mange épicé, ça ira mieux après » : tss tss,
pansements sur jambes de bois. A la racine, agir il faut, petit
scarabée…
Pas fastoche, mais plus rock’n’roll que de gober de l’aspirine
pendant trente ans !
